
Conférence
de presse finale de la Conférence internationale soutien au Liban
Paris III - "Nouveau Yalta des
cultures" Sommet
planétaire de la Solidarité
mondiale pour le Liban
À la fin de la
Conférence internationale soutient du Liban Paris III le 25 janvier
2007 une conférence de presse qui a eu lieu dans le Centre international
pour les conférences au Ministère des Affaires étrangères
de la France Avenue Kleber.
Au début de la presse conférence Jacques
Chirac a tenu un petit discours devant les journalistes de
la presse internationale (internet, journaux, radios et
télévisions) qui ont participé à la Conférence
internationale Paris III dont on a noté la présence des
nombreux journalistes, correspondants, reporters et photographes venus
du monde entier (y compris FOIRALLE) qui ont couvert cette Conférence
internationale Paris III qui était voulue par le Président
français Jacques Chirac en collaboration avec le premier ministre
libanais Fouad Seniora, l'appui de l'Arabie Saoudite, ainsi que l'Organisation
des Nations unies représentée par son nouveau Secrétaire
général des Nations-Unies M. Babn Ki-Moon, les États-Unis d'Amérique représenté par son Secrétaire d'État Dr. Condoleezza Rice, Président de la commission européenne M. José
Manuel Barroso, le Royaume de l'Arabie Saoudite le
Prince saoudien Saoud Al Fayçal Bin Abdulaziz AL Saoud.
Discours de Jaques
Chirac au début de la conférence avant de céder
la parole au Premier ministre libanais et au Sécrétaire
Général de l'ONU
Mesdames, Messieurs, je voudrais tout d'abord remercier
haleureusement chacune et chacun d'entre vous d'être venu participer
à cette réunion sur le Liban afin d'informer vos différents
journaux, radios, télévisions *

Je vais d'abord faire un compte-rendu
et vous présenter le contexte et les objectifs de cette conférence.
Les amis du Liban se sont rassemblés aujourd'hui, à haut
niveau, pour marquer leur attachement à un Liban uni et souverain,
soutenir son gouvernement issu lui-même d'élections démocratiques,
et apporter leur appui au programme de modernisation économique
et social que ce gouvernement a présenté. Chacun connaît
la situation politique actuelle du Liban, meurtri par les évènements
dramatiques de cet été, et encore récemment par
des assassinats politiques qui appellent les plus fermes des condamnations
et des punitions. Dès la fin des combats, la conférence
de Stockholm avait permis de répondre aux principales urgences.
Mais le travail qui reste à faire est à la mesure des
destructions immenses faites au Liban.

de l'Amérique du Nord (Condoleenzza
Rice) en passant par l'Union européenne (Barroso)
Un vaste élan de solidarité
de toute la communauté internationale était absolument
nécessaire. C'est pourquoi la France, en accord avec le gouvernement
libanais et avec l'appui décisif de l'Arabie saoudite, a pris
l'initiative de cette conférence, afin de traduire cet élan
en engagements concrets. Quatre ans après la conférence
de Paris II, en novembre 2002, dont Rafic HARIRI fut l'architecte génial,
cette réunion avait également pour but de fédérer
les volontés des amis du Liban en appui au programme économique
et social de réformes élaboré par le gouvernement
libanais. Ce programme complet, solide, courageux s'inscrit dans une
perspective à moyen terme de cinq ans, bien au-delà de
la nouvelle législature. Il fera entrer durablement, et résolument,
le Liban dans la voie du progrès économique et de la justice
sociale. Ce programme repose sur des engagements des Libanais à
moderniser leur pays. Mais sa mise en œuvre suppose le concours
actif de toutes les forces politiques du Liban quelles qu'elles soient.
Sa mise en oeuvre suppose également une aide internationale.

au nouveau Sécrétaire Général
de l'ONU (Sud Corée) au Ministre des Affaires étrangères
de l'Arabie Saoudite (Bin Abdulaziz AL Saoud)
Alors, quels sont les résultats
? Comme vous avez pu le constater, l'appel de la France a été
entendu. Le niveau de représentation et la diversité des
délégations venues du monde entier, États et grandes
institutions internationales et régionales, au premier rang desquelles
le Secrétaire général des Nations unies, Monsieur
BAN Ki-Moon, montrent éloquemment la force du soutien au Liban,
ainsi que la solidarité qui s'exprime avec l'ensemble de sa population.
Bien entendu, ce succès n'aurait pas été possible
sans l'effort méritoire des Libanais eux-mêmes. L'appréciation
très favorable des institutions financières internationales,
et la perspective de conclusion d'un programme post-conflit avec le
Fonds Monétaire International, ont constitué un élément
décisif pour que l'aide rassemblée, soit une aide conséquente.
Nous avons veillé, car c'est indispensable, à ce que cette
modernisation, comme l'aide internationale qui l'accompagne, bénéficient
à l'ensemble de la population libanaise sans exception, afin
de maintenir son unité, tout en respectant les différentes
composantes.
Ainsi, la générosité
des amis du Liban a-t-elle permis de réunir 7 milliards 600 millions
de dollars, sous forme d'engagements financiers ou d'aides associés
à des projets sectoriels ou sociaux. Les détails sont
en cours de finalisation par le Secrétariat de la Conférence
et vous seront communiqués. Le soutien des pays arabes amis du
Liban, en particulier ceux de la péninsule arabique et du Golfe,
celui d'autres donateurs comme les Etats-Unis, donateurs essentiels,
permettront dès 2007 d'accompagner la mise en place des premières
réformes économiques et sociales, puis d'inscrire le développement
libanais dans le moyen terme. C'est donc un résultat très
positif sur les plans à la fois politique et financier.
La souveraineté du Liban suppose
la consolidation financière, la reconstruction et la modernisation.
Toute les composantes et les forces politiques du pays doivent être
associées à ces réformes et à leur mise
en œuvre. Tous les acteurs responsables dans la région
en particulier doivent agir dans ce sens. C'est leur responsabilité
vis-à-vis de l'ensemble des Libanais. La résolution 1701,
qui a permis la cessation des hostilités, offre le cadre approprié
au règlement des problèmes. Sa mise en œuvre intégrale
est la condition du retour à la stabilité au Liban, dont
celle de toute la région finalement dépend. Voilà
les principales observations que je voulais faire. Je vais maintenant
donner la parole à Monsieur SINIORA, puis au Secrétaire
général, Monsieur BAN Ki-Moon, à Madame RICE, à
Monsieur BARROSO et à Son Altesse le Prince Saoud al-Fayçal
Bin Abdulaziz AL SAOUD.
FOIRALLE
par l’éditeur de FOIRALLE Online Magazine Dr. Gabriel El-Lakkis
a adressé une question inclue trois demandes au Président de la République
Française M. Jacques Chirac, au Président du conseil des
ministres de la République du Liban M. Fouad Siniora et au Président
de la commission européenne M. José Manuel Barroso
FOIRALLE : A l'annonce de la conférence, j'ai décidé de venir ici
parce que c'est une journée historique. Le Liban a besoin de
ce genre d'initiatives d'amour et pas seulement d'intérêt
politique ; de solidarité, et de toutes ces valeurs humaines
universelles que musulmans, chrétiens ou athées ont en
commun. Vous avez aussi pu réunir différentes cultures,
religions et continents, de l'Amérique à l'Europe. Quel
était le sens de cette initiative, M. le Président ? Deuxième
question à M. SINIORA : au Liban, il y a une majorité
silencieuse depuis trente ans, qui n'a pas eu droit au chapitre sur
les violences, depuis 1975. Quel sera son rôle aujourd'hui ? Enfin,
M. BARROSO, en tant que Président de la Commission européenne,
l'Europe a-t-elle une responsabilité et un
engagement en face á ce pays dont elle prend le nom dans ce pays
?

Réponse du Président
Chirac à FOIRALLE : Pour la question que vous m'avez posée, ma réponse est simple
: pour moi, il n'y a pas d'autre solution que le dialogue des civilisations
et le dialogue des cultures. Hors le dialogue, il n'y a que de mauvaises
choses.

Réponse
du Premier ministre libanais M. Fouad SINIORA: Pour moi, il y a une question qui se pose ici : en effet, vous parlez
de cette majorité silencieuse et, certes, il
y a dans chaque société, y compris dans la société
libanaise, une majorité silencieuse. Eh bien, c'est à
ces personnes que nous voulons parler, ainsi qu'à tous les autres
Libanais, pour leur montrer que nous travaillons pour eux, que ce soit
en adoptant ce programme ou en essayant de travailler ensemble pour
que tous les Libanais puissent vivre dans la liberté et la dignité
et qu'ils puissent s'exprimer sans intimidations. Ceux qui veulent vraiment
travailler ensemble, ce sont ceux qui veulent construire leur avenir
ensemble. Je vous parle de cette majorité silencieuse et, en
effet, nous travaillons pour eux. Nous les incluons bien sûr dans
notre programme. Et notre programme a été fait pour ceux
qui, à un certain moment, ne pouvaient pas s'exprimer ; ils ont
le droit de le faire aujourd'hui et de participer à la vie publique,
de manière à pouvoir travailler de concert avec tous leurs
compatriotes pour le Liban auquel nous aspirons tous.
.
Réponse
du Président de la Commission européenne M. José
Manuel BARROSO
à FOIRALLE
: Je voudrais dire que l'Europe est fière de la contribution
qu'elle apporte au Liban aujourd'hui. Au nom de la Commission européenne,
j'ai annoncé une augmentation très importante de notre
contribution et je l'ai fait en même temps que les différents
gouvernements de l'Union européenne et d'autres institutions
de l'Union européenne. Ce n'est pas simplement une aide financière,
c'est aussi l'attention, la solidarité et la France est un bon
exemple de cette attention et de cette solidarité. Egalement,
sur le plan de la stabilisation politique et militaire, ce sont les
Européens qui ont répondu les premiers pour la FINUL qui,
d'ailleurs, est maintenant sous commandement italien. Je tiens d'ailleurs
à remercier l'Italie et la France pour le rôle que ces
pays ont assumé en engageant leurs militaires pour la défense
et la stabilité du Liban. C'est bien pour vous dire que l'Europe
est fière de son héritage au Liban, telle la Phénicie,
en Méditerranée, et que nous essayons de répondre
par un « oui » aux besoins du peuple libanais.
Au marge de la Conférence de presse,
quand le Ministre des Affaires étrangères répondaient
à certaines questions adressées, il faisait ses réponses
avec humour qui faisait donner un climat convivial avec la modération
professionnelle de Jacques Chirac
Propos de l'éditeur de FOIRALLE
Onine Magazine
Pour plus d'information
consulter le site de la Présidene de la République française
www.elysees.fr Conférence sur le soutien au Liban
Propos recueillis par
l' éditeur et rédacteur en Chef de FOIRALLE Online Magazine
Dr. El-Lakkis
* Il a oublié les médias
de l'internet
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PHOTOS FOIRALLE
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