A l'avenir, la protection offerte par les emballages ne sera plus seulement passive, mais jouera un rôle actif. L'Active Packaging est actuel depuis cinq ans déjà aux USA, au Japon et en Australie. On entend par là le ralentissement des phénomènes qui surviennent à l'intérieur de l'emballage et altèrent la qualité du contenu. Les développements les plus récentes de la chimie des matières plastiques en sont la condition préalable. Grâce à la liaison d'oxygène, d'eau condensée, de dioxyde de carbone ou à l'intégration de substances antimicrobiennes par des «films élégants», la qualité de denrées alimentaires emballées est maintenue au plus haut niveau et la prolongée de manière significative. La demande croissante des consommateurs en matière de plats cuisinés et de denrées alimentaires préparées peut ainsi être satisfaite tout en se conformant à l'exigence de fraîcheur et de qualité. Sur interpack 2002 du 24 au 30 avril à Düsseldorf, les fabricants d'emballages actifs présentent beaucoup des nouvelles applications et discutent de leurs possibilités d'utilisation, en particulier avec les fabricants d'articles de marque de l'industrie des denrées alimentaires ainsi que de la branche de la pharmacie et des produits de beauté. Les exigences sans cesse croissantes des consommateurs constituent un défi pour l'industrie de l'emballage: les denrées alimentaires doivent rester fraîches plus longtemps, être aisément maniables, sûres, saines et emballées dans le respect de l'environnement. Les fabricants d'emballages réagissent avec d'autres solutions actuelles dans le domaine des films multicouches, des barquettes, des sachets à fond plat, des bouteilles en PET, des couvercles et des fermetures. Marché en croissance Pour cette raison, le marché des plastiques destinés à la fabrication d'emballages pour denrées alimentaires et pour boissons continue à enregistrer une croissance en Europe: selon une étude du bureau de conseil d'entreprises Frost & Sullivan, le chiffre d'affaires total devrait passer de 4,91 milliards de dollars US en 2000 à 7,15 milliards de dollars US en 2007. Ceci correspond à un taux de croissance annuel de 5,5 pour cent. Les moteurs les plus importants de la croissance sont, entre autres, les ventes croissantes de denrées alimentaires et de plats cuisinés pré-emballés, ainsi que les propriétés améliorées des polymères. Nouvelle technologie de l’emballage
L'inconvénient de tous les matériaux en plastique est qu'ils sont perméables aux gaz. Le verre et le fer-blanc ou l'aluminium offrent une protection presque parfaite dans ce domaine. Grâce à des films composites sophistiqués, on a essayé d'obtenir de meilleures propriétés de barrière pour les emballages en plastique. Une toute nouvelle ère du plastique commence avec les nouveaux agents chimiques: des additifs absorbent en effet non seulement l'oxygène extérieur qui pénètre dans l'emballage, mais également l'oxygène résiduel qui se trouve dans le haut d'un emballage rempli. La stratégie consiste donc à créer de manière active une atmosphère qui permette de maintenir la qualité dans l'emballage, grâce à une réaction chimique. Les réducteurs d'oxygène sont la plupart du temps composés de sels ferreux qui sont placés dans une couche de plastique intermédiaire; des substances étrangères ne peuvent donc pas migrer vers la denrée alimentaire. Chez les polyoléfines, ces catalyseurs organométalliques permettent d'optimiser les propriétés des produits. La condition préalable est la technologie d’extrusion, qui permet de fabriquer des emballages actifs à base de films multicouches. Pour activer les additifs, une certaine humidité ambiante, qui existe de toute façon chez les plats cuisinés, est nécessaire. Les emballages actifs soutiennent ainsi des technologies conventionnelles comme l'emballage sous atmosphère modifié (MAP), où l'oxygène résiduel est absorbé dans le haut des barquettes qui contiennent le menu, ce qui ralentit le développement des microbes et l'altération du goût. Un scellement du couvercle étanche aux gaz est cependant également nécessaire. Des couches qui absorbent l'oxygène sont déjà également utilisées dans des bouteilles multicouches en PET. Jusqu'ici, la conservation des boissons gazeuses dans des bouteilles en plastique était relativement réduite par rapport aux bouteilles en verre conventionnelles comme le PERRIER. Alors que les barrières passives ne faisaient que ralentir la pénétration d'oxygène dans la bouteille, la couche barrière active lie l'oxygène. Le problème de tous les récipients multicouches en plastique - bouteilles, barquettes pour menus ou boîtes cylindriques - est que les différents matériaux doivent avoir le même comportement à la déformation. Sinon, des points de rupture qui altèrent l'effet de barrière peuvent apparaître. Les premières applications sur des bouteilles de bière en PET d'un brasseur du nord de l'Allemagne montrent que cela a réussi: la conservation de la bière dans une bouteille en PET de 0,33 l a pu être prolongée de six à neuf mois. Pour les produits sensibles à la lumière, on a même mis au point des barrières d'UV qui maintiennent la transparence des bouteilles ou récipients. Les cannettes qui contiennent un dit «Widget» avec une substance supplémentaire qui n'est activée que lors de l'ouverture de la canette, sont souvent aussi appelées emballages actifs. Le contenu de la canette et du Widget se mélangent alors et la qualité du produit est améliorée. Ainsi par ex., une capsule d'azote activée fait mousser la bière à l'ouverture de la canette. La technologie de moussage peut faire ses preuves avec d'autres produits, comme par exemple les boissons à base de lait ou le cappuccino. Sources: Interpack - Foire de Düsseldorf Liens vers les Forums de FOIRALLE © FOIRALLE |
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